Djam La Revue

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Une chronique de l’album La Mer au Loin par Philippe Lesage est parue.

Daniel Malavergne (tuba, marching baryton), Frédéric Cavallin (batterie, glockenspiel, tablas) et Patrick Vaillant (mandoline électrique, directeur artistique du «  Mandopolis Festival ») ont choisi de nommer leur trio « Palomar » en référence au livre d’Italo Calvino. Un extrait du roman de ce dernier ouvre la pochette intérieure de leur disque : «  C’est seulement après avoir connu la surface des choses qu’on peut aller jusqu’à chercher ce qu’il y a en dessous. Mais la surface des choses est inépuisable ». D’où il ressort que « Le trio a emprunté son nom au personnage Palomar. Il lui emboite le pas, et le regard. Pour aller voir ce qu’il entend par là, suivre le ternaire de son récit, et jouer sa rumeur intérieure : une frise d’aventures minimales et de fantasques détours. Et la mer au loin. ».

La dimension ternaire évoquée se traduit par trois blocs de trois compositions : Le rêve entendu (Vai Lilota, Sur le pavé la lune, Vista) ; Topologies (Les danses minuscules, Addio Morettin, Au bout le ré) ; La Mer au loin (La Antena, Sardoïd radio, Aller loin). Pour illustrer ceci, une photo de Raymond Valente («  Nice, avenue de la Californie 1975 ») qui n’est pas sans faire penser aux tableaux de l’américain Edward Hopper.

La composition Les danses minuscules  semble exprimer l’essence musicale de cet objet à l’instrumentation étonnante. Tout ici n’est qu’élégance, subtilité, étrangeté, comme si il y avait un ordre des choses derrière une forme de déconstruction. Les mélodies quasi-enfantines, la dimension ludique, le jeu de l’improvisation, le son acide de la mandoline électrique assis sur le côté terrien du tuba ne devraient pas déplaire au musicien brésilien Hermeto Paschoal. Comment ne pas être séduit par le tuba pachydermique qui sautille comme un danseur funambule, par la dimension sardonique de Sardoïd radio et par Addio Morettin, un anonyme italien en forme de comptine ?

Philippe Lesage

Palomar, La mer au loin, Mandopolis, 2016

Lien vers l’article sur le site de Djam la revue

Citizen Jazz

Le magazine en ligne Citizen Jazz a consacré plusieurs pages à Palomar : chronique, vidéos, photos…

A propos du concert de Palomar au Festival Jazzèbre :

C’est d’abord Palomar, trio issu des pôles de création du collectif Jazz en L’R, évoqués précédemment, qui ouvre la marche. Le trio puise son inspiration de l’autre côté de la Méditerranée, en Italie, tirant son nom de « Monsieur Palomar », personnage de l’œuvre de l’écrivain italien Italo Calvino qui « observe le monde de sa terrasse par-dessus les toits ». Rien que cette trouvaille suffit à suggérer l’escapade. Puis les compositions joliment surannées oscillent entre la légèreté de ritournelles populaires, sardes ou provençales, suggérée par la danse des balais de Frédéric Cavallin et l’ancrage harmonique et rythmique d’une fanfare, assurée par Daniel Malavergne au tuba. Bien que joyeuse, la formule s’essoufflerait sans les divagations et le grain de folie de Patrick Vaillant à la mandoline. Entre les morceaux, il se plaît à se perdre dans des récits nostalgiques décalés : « Ils nous ont enlevé la météo marine : la poésie ; ils l’ont remplacée par la propagande : la bourse ! ». Ce cousin humoristique d’Eve Risser parvient à faire sourire la salle en évoquant la sensualité de Marie-Pierre Planchon, voix de France Inter. Un rafraîchissement agréable, même s’il manque un peu d’épaisseur à ce breuvage que le temps se chargera de parfaire.

Deux portfolios, l’un suite au concert à Vergèze, l’autre à Jazzèbre.

Et deux vidéos issues du concert à la Passerelle à Sète, scène nationale de Sète et du bassin de Thau : Au bout le ré et Sur le pavé la lune.

 

JazzMagazine

Photo Luc Greliche

Photo Luc Greliche

Suite au concert lors de Jazzèbre à Perpignan le 16 octobre, Philippe Méziat a écrit dans Jazz Magazine :

Quant à « Palomar », ce joli trio présenté dans la petite salle Jean Cocteau, il a charmé les nombreuses personnes venues l’écouter par sa musique fraîche et dansante, entre désuétude  et modernité. Patrick Vaillant est un mandoliniste virtuose et un habile arrangeur de thèmes anciens qui sonnent modernes (ou l’inverse), Daniel Malavergne est précis, musical, et le jeune Frédéric Cavallin un batteur coloriste et inspiré. Un très bon moment.

Pour retrouver l’article complet : http://www.jazzmagazine.com/index.php/le-jazz-live/1262-jazzebre-a-perpignan-de-palomar-aux-bandes-originales-en-passant-par-l-atlas-trio